Favoriser un mouvement d'entraide morale et psychologique vis-à-vis des patients atteints de psoriasis et de leur famille. En effet, il est très perturbant de voir se développer une dermatose. Soit s'instaure une sorte d'acharnement thérapeutique pour faire disparaître les lésions à tout prix, et même à n'importe quel prix, soit le patient passe par une phase d'abattement, refusant de communiquer et choisissant l'isolement pour ne plus avoir à souffrir des regards et remarques désobligeantes. Notre dermatose s'affiche, et il est parfois difficile d'avoir à expliquer sans cesse le pourquoi de ces plaques disgracieuses.

 
   
 

Informer et éduquer par des actions concernant les malades et relatives à l'origine l'évolution possible et les types de traitements, une certaine hygiène de vie, au stress et aux conflits ou autres problèmes psychologiques, à la prise de médicaments non prescrits par le médecin, de remèdes plus ou moins fantaisistes. De plus, il n'est pas rare de constater que les patients eux-mêmes surdosent leur traitement, s'ils obtiennent de bons résultats rapidement, persuadés que le dermatologue ne peut qu'être satisfait, mais sans évaluer en aucune façon les risques de cette attitude. Ceci se vérifie plus particulièrement dans le cas des applications de dermocorticoïdes. Par ailleurs, l'APLCP lutte activement contre l'automédication, en rappelant à chaque patient que son psoriasis est différent de celui de son voisin, et qu'un traitement qui agit pour l'un, n'agira pas forcément pour l'autre. Egalement par des actions visant le grand public, en vue d'une meilleure compréhension et acceptation de la maladie, ou des publics ciblés, tels que les enfants, les jeunes, les étudiants, les responsables de piscines.

 
   
 

Encourager la recherche médicale : en collaborant avec les spécialistes des institutions concernées, l'APLCP collabore actuellement avec le Généthon et est souvent partenaire dans des études en double aveugle, avant la mise sur le marché des traitements, que ce soit à la demande des laboratoires ou des chefs de cliniques dermatologistes. Assurer la reconnaissance des malades auprès des organismes officiels et des institutions sociales. L'avocat conseil de l'APLCP veille également à ce qu'il n'y ait pas de licenciements abusifs du fait de la dermatose.