L'Association Pour La Lutte Contre le Psoriasis (A.P.L.C.P.) a été créée en novembre 1983. Une association de patients ne se constitue pas spontanément et ne résulte pas d'une situation fortuite. Elle ne peut être que l'émanation d'une longue réflexion et d'une préoccupation commune des initiateurs qui à un moment donné de leur existence ont enduré ou endurent encore cette dermatose, entraînant parfois une véritable altération de l'image de soi et des difficultés dans la communication avec autrui. A 32 ans, après 22 ans passés en compagnie du psoriasis, Michèle, fondatrice de l'association, réalise qu'elle connaît bien mal les mécanismes de la dermatose et les différentes thérapies. Le sentiment d'être une délaissée de la science qu'elle éprouve à ce moment- là, se retrouve encore à l'heure actuelle, où trop de patients nous disent encore que l'on ne fait rien pour eux. Après avoir été passive et avoir subi sa dermatose, elle décide de devenir active et de prendre en charge son psoriasis. Certes, cela signifie une approche psychologique différente, mais également une bonne connaissance de l'éventail thérapeutique qui promet d'évaluer les risques et les bénéfices des traitements.

Parce que cette maladie est souvent ressentie comme avilissante, voire ''honteuse'' toute l'action de l'APLCP est orientée pour permettre à chacun d'apprendre à mieux vivre avec son psoriasis et de retrouver une certaine qualité de vie : il est capital d'insister sur l'aspect non contagieux de la maladie. Dans des cas de psoriasis palmo-plantaire, par exemple, il est courant de voir des personnes refuser de serrer la main des patients, ce qui est ressenti comme un rejet, une honte supplémentaire.

Mais pourquoi une association de patients, quels sont ses objectifs, et n'y a-t-il pas de risque de voir se créer une sorte de ghetto, de caste, où seules les personnes atteintes de psoriasis seraient admises ?

Les objectifs s'orientent suivant quatre axes : l'entraide, l'information, la recherche et la reconnaissance.



Pour assurer la progression de l'association dans ses démarches et dans ses activités, un comité scientifique est appelé à soutenir et à guider l'association dans ses choix et ses méthodes. Par des avis éclairés, des commentaires objectifs, des conseils judicieux, il peut apporter une dimension éducative aux actions entreprises par l'APLCP.
L'APLCP s'honore actuellement de la collaboration de
Madame et Messieurs

- Professeur GROB- Hôpital La Timone (Marseille)
- Professeur DUBERTRET - Hôpital Saint-Louis
(Paris)
- Professeur HUMBERT - CHU
(Besançon)
- Professeur ESCANDE - Hôpital Tarnier
(Paris)
- Professeur LAMBERT - Hôpital du Bocage
(Dijon)
- Professeur BEYLOT - CHU
(Peyssac)
- Professeur VAILLANT - CHU
(Tours)
- Professeur TAÏEB - CHU
(Bordeaux)
- Professeur NICOLAS -
CHU (Lyon)                                                                           - - Professeur BAGOT - Hôpital Henri Mondor (Créteil)
-
Professeur GROSSHANS - CHU (Strasbourg)
- Docteur MACCARI -
Hôpital Bégin (Saint Mandé)
- Docteur MAZER - Hôpital Bichat
(Paris)
- Docteur BERETTI - Hôpital Franco-Britannique
(Levallois)