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Le
psoriasis est une affection le plus souvent bénigne qui touche
environ 4,7% de la population, soit plus 3 millions de personnes
en France.
C'est
une affection qui se manifeste par des plaques sur la
peau, d'aspect érythémato-squameux (lésions inflammatoires
rouges recouvertes de squames blanches), plus souvent
localisées aux coudes, aux genoux et au cuir chevelu. |
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Le
psoriasis n'est ni contagieux ni de nature allergique. Le
psoriasis est une maladie chronique faite de poussées (apparition
de plaques) suivies de périodes de rémission plus ou moins
prolongées. Il est le plus souvent dû à une prédisposition
héréditaire : les gènes qui en sont responsables devraient
bientôt être identifiés. Cela permettra de mieux comprendre
la maladie et peut-être de mettre au point des traitements
qui guériront cette maladie, ce qui n'a pu être fait jusqu'à
présent. Chez ces patients, les stress qu'il faut donc essayer
de surmonter, certaines infections ORL (les angines chez l'enfant
par exemple) et la prise de certains médicaments peuvent provoquer
l'apparition de la maladie ou son aggravation. Il faut donc
que votre médecin traitant soit au courant de votre psoriasis
lorsqu'il doit vous traiter pour une autre affection.
Il
existe différentes formes de psoriasis : le psoriasis en plaques,
de très loin le plus fréquent, ne présente en général aucun
caractère de gravité, mais peut être très disgracieux. D'autres
formes plus sévères méritent un suivi médical très attentif
: le psoriasis pustuleux, érythrodermique, arthropathique
sont de celles là.
Fréquence
/ Incidences du psoriasis
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Le
psoriasis est une des dermatoses les plus fréquentes,
touchant 3 à 5 % de la population européenne, y compris
l'enfant. C'est une maladie inflammatoire chronique
et bénigne qui gêne par son aspect inesthétique et par
la difficulté psychologique de vivre avec une maladie
" chronique "
Le
psoriasis est néanmoins une maladie grave dans environ
10% des cas, soit parce que son étendue à tout le tégument
est incompatible avec une vie socioprofessionnelle et
familiale normale, soit en raison des complications,
en particulier rhumatismales.
Maladie
centrale en dermatologie en raison de sa fréquence (elle
touche 3 millions de Français), elle constitue un modèle
de recherche idéal où sont présents tous les acteurs
de la physiologie cutanée.
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Génétique
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Les
années 1990 ont confirmé l'hypothèse selon laquelle
le psoriasis était lié à l'interaction de facteurs génétiques,
immunologiques et environnementaux, aboutissant à des
modifications caractéristiques des cellules de la peau
et à l'hyper prolifération kératocytaire qui en sont
l'illustration.
Le
psoriasis n'est pas contagieux; par contre, il peut
être transmis par hérédité sous la forme d'une susceptibilité
à développer la maladie.
Selon une étude d'agrégation familiale, 50% des patients
atteints de psoriasis ont des antécédents familiaux.
Le risque pour un frère ou une sour est de 12 à 14%
quand les parents sont indemnes et d'environ 35% quand
un des parents est atteint.
Les études de génétique des populations ont permis de
mettre en évidence 2 grands types de psoriasis. Le type
1, où la maladie se déclare chez le sujet jeune, avant
30 ans, avec des antécédents importants de psoriasis
familiaux et une évolution assez sévère.
Le type 2, où la maladie se déclare chez le sujet plus
âgé, après 40 ans, de façon sporadique, sans antécédents
familiaux et avec une évolution plus bénigne.
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Facteurs
déclanchants
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Cependant
les lésions de psoriasis n'apparaîtront que si une réaction
immunitaire est capable de se développer au niveau de
la peau. On pourrait imaginer qu'une substance soit
identifiée à tort par l'organisme comme un envahisseur
et combattue comme telle et qu'après une intervention
réussie du système immunitaire, la réponse de celui-ci
ne s'arrête plus.
Par
ailleurs, le stress au sens large (psychologique, physique,
chirurgical) est un facteur capable d'aggraver, de déclencher
ou d'entretenir un psoriasis. Le psoriasis peut se déclencher
à tout âge, mais il apparaît plus souvent à l'âge adulte
que pendant l'enfance. Les premières manifestations
surviennent chez l'enfant dans environ 30% des cas (
15% avant 10 ans et 15% entre 10 et 15 ans) avec un
maximum lors de la période pubertaire( 20% entre 15
et 19 ans).La fréquence de survenue à un âge plus élevé
diminue ensuite régulièrement avec le temps.
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Localisation
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Le
psoriasis peut aussi être désigné par sa localisation;
c'est ainsi que l'on parle de psoriasis du cuir chevelu,
des ongles, des coudes et des genoux, des plis, du corps,
généralisé. Il est constitué de plaques épaisses, de
couleur blanche, faites de squames qui recouvrent un
épiderme rosé, assez rarement prurigineux, de diagnostic
relativement aisé, sauf pour le psoriasis des plis.
Toutes
les localisations peuvent avoir un retentissement psychologique
important et variable selon le patient, sa profession,
son mode de vie, son caractère, son histoire personnelle:
sentiment de rejet en cas d'atteinte des zones visibles,
attitude de retrait vis à vis de la société en cas d'atteinte
des zones cachées, ("Dermatology" 1996).
L'atteinte
de la zone génitale serait responsable, quant à elle,
à la fois d'un sentiment de rejet, d'une attitude de
retrait et d'une dépréciation du sentiment d'amour propre.
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Qualité
de vie
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Les
soins locaux sont dominés aujourd'hui par les dermocorticoïdes,
le Calcipotriol et d'autres dérivés de la vitamine D.
Les soins généraux font appel aux psoralènes associés
à l'irradiation par les UVA (Puvathérapie), aux rétinoïdes
(molécules dérivées de la vitamine A), à la Ciclosporine,
molécule immunosuppressive, au Méthotrexate, tous traitements
généraux réservés aux formes graves, très étendues et
invalidantes de la maladie.
En
effet, dans le psoriasis, affection bénigne mais mal
vécue, c'est le patient qui, aidé par son dermatologue,
choisit le traitement qui lui convient et altère le
moins possible sa qualité de vie. Il n'est plus envisageable
aujourd'hui de ne prendre en compte que la surface corporelle
atteinte comme indice de gravité.
Le retentissement sur la qualité de vie semble plus
important chez les femmes que chez les hommes et s'amoindrit
avec l'âge. Il explique l'utilité d'une bonne relation
médecin - malade et d'une véritable collaboration entre
eux, fondamentale dans une affection chronique.
La
nécessité de ce partenariat fait du psoriasis une des
plus intéressantes pathologies à gérer par le dermatologue
et explique à elle seule déjà l'intérêt d'une Association
regroupant les malades atteints de cette affection.
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